INTERÊT  MUSICAL

 

 

          A l'intérieur des deux portes qui ferment le meuble sont collés deux tableaux

annonçant le contenu de chaque cylindre.

                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cylindres n°11 et n°12  contiennent des hymnes dont les plus célèbres sont le "Tantum Ergo" et le "Veni Creator".

Quand ils entendent ce dernier air, les auditeurs qui l'ont chanté  dans leurs jeunes années réagissent immédiatement :

"Il y a des erreurs ! Ce n'est pas comme cela !" Ils connaissent en effet la version des moines de Solesmes, or, l'instrument datant de 1830 chante une version antérieure prise dans les livres de chant du Diocèse de Poitiers qui pouvait offrir des variantes par rapport à celles d'autres diocèses . Voici donc cette version chantée par l'ensemble Vox Cantoris le 12 octobre 2013 à Airvault. Notez qu'autrefois, l'orgue n'accompagnait pas les chantres mais jouait en alternance avec eux. Si le chant comportait plusieurs couplets, l'orgue commençait seul, puis les chantres interprétaient le second couplet, puis l'orgue jouait le troisième, les chantres le quatrième et ainsi de suite.                                               

 

                                                                                    "Veni Creator" par l'ensemble Vox Cantoris

 

Sur chacun des deux cylindres 11 et 12 sont notés 10 airs comportant plusieurs couplets.

Un  air  étant sélectionné, le cylindre tourne  sur lui-même autant de fois que le nécessite le chant. Souvent, les notes d'un couplet occupent donc un tour de cylindre.

Il est des cas où, sur un tour de cylindre, on a la musique du premier couplet, et un verset destiné à remplacer le troisième couplet. Ce verset est un très bref morceau d'orgue.

Vous pouvez en entendre un exemple avec l'hymne "Virgo Dei Genitrix" tel qu'il a été interprété par l'ensemble "Vox Cantoris" en alternance avec l'orgue lors du concert du 12 octobre  sur le lien suivant :

 

                                                                   "Virgo Dei Genitrix" par l'ensemble Vox Cantoris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le cylindre n°12 propose 4 cantiques en français, la plupart étant des cantiques de communion.

 

"O Saint Autel" est un chant de première communion de Monsigny. Voici les paroles des deux premiers couplets, où le communiant s'adresse à Dieu comme à un fiancé :

 

1. O Saint Autel, qu'environnent les anges, qu'avec transport aujourd'hui je te vois ! Ici mon Dieu, l'objet de mes louanges, m'offre son corps pour la première fois.

 

2. O mon Sauveur, mon trésor et ma vie, époux divin dont mon cœur a fait choix, venez bientôt couronner mon envie, venez à  moi pour la première fois...

 

L'air de ce cantique aurait été emprunté à une chanson de Delafoy (1813) célébrant les roses de Pantin, bien plus belles que celles de Fontenay !

 

1. O Fontenay, qu’embellissent les roses, de tes présents ne sois plus aussi vain, toutes les fleurs, qui chez toi sont écloses, ne valent pas deux roses de Pantin. 

2. Chaulieu lui-même ami des douces choses, quand sous sa treille il chantait le matin, eût oublié sa Claudine et tes roses, s’il eût connu les roses de Pantin...

 

                                                                        Voici  la musique commune à ces deux airs

 

 

A propos de cantiques, voici une autre remarque : on entend le même cantique sur l'orgue d'Airvault et sur l'orgue à cylindre de Saint-Chaffrey ; cependant, ce cantique, à Airvault, est dédié à la Vierge sous le titre "Mère de Dieu" alors qu'à Saint-Chaffrey, c'est un cantique royaliste : "Les Bourbons et la Foi"

 

Mère de Dieu, quelle magnificence                                                                     Venez Français, le Dieu dont la puissance
Orne aujourd'hui cet auguste séjour                                                                  Fait triompher et le trône et la foi
C'est en ces lieux que la reconnaissance                                                            Veut aujourd'hui qu'on chante dans la France
Vient à ses pieds m'enchaîner sans retour                                                        Gloire au Très Haut! Vive notre bon Roi!
Tendre Marie, o mon bonheur !                                                                           Vive la France! Vive le Roi!
Toujours chérie, tu vivras dans mon cœur.    
                                                  Toujours en France les Bourbons et la foi.

 

                                                           

                                                                            Voici la musique commune à ces deux airs

 

 

Les autres cylindres de la collection sont notés selon le système "à vis" : en même temps qu'ils tournent sur eux-mêmes,

ils se déplacent latéralement et les dix tours s'effectuent sans interruption ni manipulation.

 

Ils contiennent  la "Messe pour les Solemnelles Majeures", des proses, des Magnificat à jouer en alternance avec les chantres et des pièces d'orgue pour les différents moments de l'office.

 

Le goût qui admettait alors à l'église la musique d'opéra, la musique de salon ou les airs de danse peut surprendre l'auditeur.

Nous avons mis ces airs sur "You Tube" afin que vous puissiez, si vous le voulez bien, nous aider à en identifier l'origine. Ils sont joués sans recherche de registration, simplement de façon à être clairement entendus. Si vous connaissez des personnes très intéressées par  la musique de cette époque, merci de leur transmettre cette demande. D'avance, merci de votre aide.

 

 

 

Communion     musique non identifiée

Elévation n° 1  musique non identifiée

Elévation n°2  musique non identifiée

Elévation n°3  musique non identifiée

Elévation n°4  musique non identifiée

 

Entrée de chœur n° 1  musique non identifiée

Entrée de chœur n°2  musique non identifiée

Entrée de chœur n°3  musique non identifiée

Entrée de chœur n°4  musique non identifiée

 

 

Le morceau  qui clôt  la Messe pour  les Solennelles   Majeures  sous le nom de  « Sortie »  a été  récemment identifié comme étant une adaptation d'une partie  de l'ouverture  de "Fra Diavolo" de Auber (opéra composé en 1830).

Vous pouvez  écouter la version notée sur l'orgue:


                                              

Vous pouvez également  comparer cette musique avec la version originale sur You Tube  (placer le curseur  à 3'21):

 

                                         

 

Les deux Magnificat qui suivent sont  faits pour être joués en alternance avec les chantres. L'orgue joue les versets pairs, les chantres interprètent les versets impairs. L'orgue ne joue pas les versets tels qu'ils auraient pu être chantés : ils sont remplacés  par de brefs morceaux de musique dont le goût peut surprendre tellement il contraste avec l'esprit  du Magnificat. Là encore, si vous reconnaissez des airs en vogue à cette époque, merci de nous en informer.

 

                                                               Suite des versets pairs du Magnificat du 5ème ton

                                                                                 (versets non identifiés)

 

 

 

    Ecoutez  le Magnificat du 6ème ton en faux bourdon chanté en alternance par l'ensemble "Vox Cantoris"

                                                                                 (versets à l'orgue non identifiés)

                                                 

 

 

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Connaisseurs de musique

d'opéra du début du 19e,

merci de nous aider à

identifier des airs notés

sur nos cylindres !

Voir en bas de page.